Ils sont deux, ils sont beaux, ils sont doués et ils représentent l’avenir. Dit comme ça, on sonne comme la baseline d’un produit de supermarché. Mais c’est difficile de prendre des pincettes pour parler d’Alexis et Damien. Ils vous ont fait rêver pendant des années dans l’anonymat. Le petit binoclard qui gagne au quidditch, c’est eux. Jake Gyllenhaal qui maîtrise les sables du temps, c’est eux aussi. Les Na’vis sur Pandora, c’est encore eux. Et évidemment, Robert Downey Jr et Jude Law qui redonnent vie à un détective du 221B Baker Street, c’est encore leurs pattes.
Alors pourquoi nous parlons vous de ces deux jeunes hommes qui semblent avoir déjà tant prouvé. Et bien, tout simplement parce que ce n’est que le début. Le Français et l’Anglais se rencontre sur Sweeney Todd’s de Tim Burton. Le talent les attire comme un aimant, mais surtout la frustration.
Celle de n’être acteur que d’une partie des films. D’être des génies de leur ingrédient alors qu’ils aspirent à devenir chef étoilé. Et oui, c’est ça aussi Alexis et Damien. Deux génies pas rassasiés.
Alors, comme ils veulent écrire, diriger, filmer, caster, réaliser, monter, promouvoir… bref, puisqu’ils veulent faire un film, leur film, ils s’associent. Et c’est là que nous, spectateurs, disons merci.
Ils s’essaient sur un court-métrage. Pardon. Ils se confirment sur un court-métrage. Red Balloon. Salué dans plus de 30 festivals. De Cannes à San Francisco. De Clermont-Ferrand à Los Angeles. Le pitch est simple. Presque connu. Une jeune baby sitter dans la banlieue de Londres qui va rencontrer l’angoisse. Wes Craven et d’autres l’ont déjà fait. Oui, mais voilà, dans Red Balloon, comme chez les plus grands, ça marche. Ca marche vraiment. Au point que dans nos cauchemars, la figure du lapin (on ne vous en dira pas plus) remplacera certainement celle de Donnie Darko.
Vous allez regarder ce film de vous-même. Mais si nous devions vous le vendre sans le film, nous ne saurions par où commencer. La narration est parfaite. Les effets spéciaux, évidemment, maîtrisés. L’écriture, la direction, le cadrage, le casting, la réalisation, le montage, la promotion…. Tout est parfait. Et c’est là que nous salivons. En pensant que le court métrage n’est pas un sous-genre. C’est en réalisant des courts métrages que l’on apprend des films. Que l’on apprend à raconter une histoire. Nous pouvons dire quand un réalisateur s’est d’abord essayé aux courts métrages. Ceux qui ne l’ont pas fait, ne sont pas réalisateurs.
Aujourd’hui, les deux amis continuent de travailler sur de grands projets (Damien est nommé au Emmy Awards pour la série Game of Thrones), mais nous voudrions lancer un message aux grands studios hollywoodiens : s’il vous plaît, laissez leur du temps libre, parce que nous, nous aimerions tellement nous assoir deux heures dans une salle noire pour voir leur œuvre.













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